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  • Les chiffres du jour

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    12000. Douze mille. C'est le nombre (confirmé) d'invitations adressées par le Président du Conseil général aux habitants des cantons de Pouilly-en-Auxois, Précy-sous-Thil, Vitteaux, Venarey-les Laumes et Montbard pour les inviter à l'inauguration de la ligne 73. La 28eme et nouvelle ligne du réseau Transco qui relie Pouilly à Montbard, en passant par ... Vitteaux et Alésia.
    A cette occasion, plusieurs bus avaient été mis à disposition gratuitement des participants. Et le Conseiller général du canton de Vitteaux avait lui-même joué au G.O. Bien entendu, cette opération n'a rien à voir avec les futures élections législatives.
     
    2. Deux. C'est le nombre de jours d'un séminaire de la majorité départementale, réunissant les élus, les membres du cabinet, le service Communication, les Directeurs Généraux Adjoints (pas le DGS ?) entre autres.
    La première journée s'est tenue à La Bussière sur Ouche, département de la Côte-d'Or. Et elle a été suivie d'une seconde... à Paris, dans les locaux du ministère de la Fonction Publique, rue de Grenelle.
     

  • Semences : la Confédération paysanne monte au créneau

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    Je vous invite à lire ce communiqué de presse de la confédération paysanne, datant du 11 juillet dernier.

     

    COMMUNIQUE DE PRESSE de la CONFEDERATION PAYSANNE

     

    Le Sénat légalise le hold'up de l'industrie sur les semences

    Les droits des agriculteurs bafoués

    « Sauvons les riches en ruinant les travailleurs » semble être le nouveau mot d'ordre du Sénat. Alors que l'industrie semencière publie des bilans financiers de plus en plus outrageusement bénéficiaires confortés par des subventions étatiques toujours plus importantes, le Sénat a décidé de compléter ses bénéfices en prenant encore un peu d'argent dans la poche des agriculteurs qui ne peuvent déjà plus faire face à l'aggravation des crises climatiques et économiques.

    La proposition de loi adoptée le 8 juillet en première lecture vise à interdire aux agriculteurs d'utiliser une partie de leur propre récolte comme semences pour les obliger à acheter celles de l'industrie ou, pour certaines espèces comme le blé, à les y autoriser en échange du paiement de royalties à la même industrie. Elle s'attaque ainsi à des pratiques essentielles pour les agriculteurs qui doivent et peuvent adapter leurs cultures aux changements climatiques, aux crises économiques et à la diminution des intrants chimiques.

    C'est le fondement même de l'agriculture et les droits des paysans pourtant reconnus dans les traités internationaux qui sont ainsi remis en cause. Ce n'est en effet qu'en échangeant entre eux et en ressemant patiemment d'année en année leurs propres semences que les agriculteurs ont sélectionné toutes les plantes qui nous nourrissent aujourd'hui et qui ont la capacité de s'adapter au territoire, ce que ne permettent pas les semences industrielles. Aucun sénateur n'a pu expliquer pourquoi il serait légitime que l'industrie, qui n'a jamais rien payé pour utiliser toutes les semences qu'elle a prises dans les champs des paysans afin de sélectionner les siennes, puisse aujourd'hui exiger des royalties aux agriculteurs qui les réutilisent ! On peut se demander tout comme la sénatrice Marie-Christine Blandin si « les fabricants de pâte à tarte ne vont pas de même nous interdire demain de faire des tartes à domicile ».

    La Confédération Paysanne remercie les sénatrices et sénateurs qui ont combattu ce texte et appelle les députés à le refuser massivement s'il venait à leur être proposé.

    Catégories : Actualités, Agriculture