25 octobre 2009

Tais toi et dors (n°2) : la Ferme Côte d'Or

 

Session du 23 octobre 2009

En matière de dépenses inconsidérées, celle concernant le renouvellement de la Ferme Côte d’Or pendant la prochaine foire gastronomique est proprement indécente. 100 000 euros attribués comme un seul homme par tous les élus de la droite, au scrutin public.

Pierre Poillot est intervenu avec sérieux pour rappeler la gravité de la crise qui touche actuellement toutes les filières de production et fragilise tant d’exploitations. Réponse de la droite localo-locale : un coup de brosse à reluire à 100 000 euros pour l’élite qui s’en sort le mieux et qui ne connaît pas la crise… Pour notre part nous avons voté contre, fidèles en cela à notre souci d’apporter une aide réelle et pertinente aux problèmes rencontrés par les agriculteurs. A la place, j’ai proposé qu’avec ce crédit, les collégiens puissent aller visiter une ferme tous les ans. Pourquoi ne pas organiser une journée “fermes-ouvertes” en Côte d’Or et inviter les citadins à visiter une ferme ?

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Voeu pieux sans aucun OGM !

 

Session du 23 octobre 2009

 

A quoi sert-il de déposer et défendre des voeux au Conseil général de la Côte d’Or ? La question a été posée aujourd’hui. A la lecture du rapport sur les réponses apportées aux différents voeux de l’année 2008, vous trouverez : “pas de suite donnée” en face du voeu relatif aux cultures OGM en plein champ en Côte d’Or.

Et dire que le Président veut nous faire plancher sur le développement durable de la Côte d’Or le 13 novembre prochain… Soupir.

Accéder ici au voeu relatif à culture des organismes génétiquement modifiés en plein champs (session du 11 avril 2008).

16 octobre 2009

Avec les "paysans" et les femmes de paysans : pour des choix politiques cohérents !

 

 

 

Avec Pierre-Alexandre Privolt et Pierre Gobbo, j'ai assisté aujourd'hui au rassemblement régional organisé place de la République à Dijon pour défendre l'agriculture. Une manifestation digne pour dire l'urgence de solutions concrètes face aux difficultés des producteurs.

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24 septembre 2009

Crise du lait

Après la suppression des services publics en milieu rural, après la suppression d'un fonctionnaire sur deux, le Président du Conseil général fait mine de découvrir les dégâts du libéralisme et réclame des "outils de régulation" pour les productions alimentaires, et notamment du lait.
Nous sommes ravis de constater que les mesures préconisées et mises en œuvre par la gauche quand elle était aux affaires, notamment les quotas laitiers voulus par le gouvernement de Michel Rocard en 1984, trouvent désormais parmi ceux qui les combattaient de nouveaux défenseurs.
Le groupe que je préside devrait-il songer à s'ouvrir ? Devons-nous comprendre qu'après avoir rallié la majorité deux jours avant les élections présidentielles, le leader départemental du Nouveau Centre va renouveler son centrage dès maintenant ? Peut-être, il n'en est plus à une contradiction près ! Nous, en attendant, nous rappelons aux producteurs que nous sommes partisans des "outils de régulation" depuis longtemps, et bien avant la crise !

19 mai 2009

Prix du lait : pour un minimum !

Vendre à perte est interdit en France. C'est à dire vendre un produit sous son prix de revient. Ce pourquoi les producteurs laitiers ont tiré le signal d'alarme début mai suite à l'effondrement d'un tiers du prix qui leur est réglé par les industriels et coopératives.  Pour autant, du côté des consommateurs, le prix payé en grande ou moyenne surface ne diminue pas de ce côté là, et pour cause : les distributeurs maintiennent leurs marges au mieux, ou pire en profitent pour les augmenter.

Les faillites sont donc prévisibles, a fortiori dans un département comme le notre où aucune spécialisation ne structure les productions agricoles et où coexistent de nombreuses activités et exploitations.  Celles-ci pourraient être encore plus nombreuses si le libéralisme économique faisait moins de dégâts. Il serait temps d’arriver dans le domaine du lait aux conditions d'une production équitable afin que les producteurs soient correctement rémunérés. Au moment des élections européennes, voilà bien un sujet qui démontre, si besoin était, qu’il faut changer la majorité au Parlement Européen et à la Commission pour mettre fin aux excès du libéralisme.

Nous appelons donc de nos voeux une véritable politique agricole européenne avec des mécanismes de régulation dignes de ce nom et une adaptation des volumes produits à la consommation européenne. Elle devra passer par une prise en compte des coûts de production moyens et la fixation d'un prix minimum. Pourquoi en effet la loi sur l’interdiction de vendre à perte ne s’appliquerait-elle pas aux producteurs de lait ?

22 avril 2009

Tuberculose bovine : vers l'abattage sélectif ?

 

Les statistiques sont ainsi : les conclusions que l'on peut tirer sur une grande quantité, ne sont plus valables lorsque est considéré un échantillon plus faible. Ce constat a des conséquences dramatiques pour les éleveurs de bovins des cantons du Nord Côte d'Or (Venarey, Montbard, Semur, Vitteaux, Baigneux...). Face à la réapparition de la bactérie qui provoque la turberculose bovine, des troupeaux entiers sont abattus en vertu d'un principe statistique exact sur de très grandes quantités, pour tenter d'éradiquer le développement de la tuberculose bovine sur ces secteurs géographiques. L'on comprend mieux pourquoi la méthode est peu appréciée. Car abattre un troupeau est un drame et un échec : un drame économique, là où il a fallu des dizaines années de travail à l'éleveur pour le constituer et le gérer, l'outil de travail est effacé d'un seul coup. Et c'est aussi un échec humain,  car une fois connues les analyses pratiquées sur les bovins abbatus, c'est 1 % qui est réellement atteint seulement. Ajoutons à cela que les gibiers sauvages testés se révèlent eux aussi porteurs de la bactérie et vous pourrez mesurer le sentiment d'injustice qui peut dominer chez les éleveurs quand tombe la décision administrative d'abbattage total : l'incompréhension le partage à la colère et à la tristesse.  Certes, il existe des procédures d'indemnisation pour les éleveurs concernés. Certes, ils sont les premiers convaincus de la nécessité de trouver une solution. Mais précisément, les résultats d'un abattage sélectif portant sur les seuls animaux atteints ne seraient-ils pas plus encourageants ? Car à ce jour, apres que de très nombreux troupeaux aient été abattus intégralement depuis la réapparition de foyers bactériens dans le Nord Côte d'Or, aucune amélioration n'a été constatée alors que ce sont bien des dizaines de troupeaux qui ont été abattues. Force est de constater que les bonnes explications scientifiques n'ont pas encore été trouvées et que quelque chose n'a pas été compris par les spécialistes sur la vie de la bactérie et son mode de contamination. Pendant ce temps, les mêmes éleveurs voient leurs troupeaux abattus pour la seconde fois depuis que la bactérie est réapparue. C’est pourquoi nous soutenons la proposition faite au Préfet par Patrick Molinoz, Président du Pays de l’Auxois, conseiller général du canton de Venarey-les Laumes, de réunir les services vétérinaires et les éleveurs des secteurs géographiques concernés pour reconsidérer la manière de gérer cette crise et envisager sérieusement un retour à l'abattage sélectif qui a montré son efficacité dans les années 1960.

16 avril 2009

Epoisses : AG du syndicat de défense

 

J'ai participé ce jour à l'assemblée générale du Syndicat de Défense de l'Epoisses qui se tenait à Brochon à la fromagerie Gaugry et j'ai pu y constater que la réforme de la Politique Agricole Commune menée par l'Union européenne nourrit de véritables inquiétudes, notamment par rapport à la production laitière dans notre département.

Ce syndicat de défense réunit en effet les fromagers et les producteurs de lait. Il est depuis 2007 officiellement reconnu comme Organisme de Défense et de Gestion (ODG) par le Comité National des Appellations Laitières, Agro-alimentaires et Forestières de l’INAO. Outre les missions que la loi lui confère, il a pour objet principal « létude et la défense des intérêts collectifs professionnels et moraux aux stades de la production, de la transformation, de la distribution et de la consommation ».

18 mars 2009

En visite à Bligny sur Ouche...

J'étais hier dans le Canton de Bligny sur Ouche dans le sud ouest du département, où j'ai été accueilli dans une exploitation spécialisée dans l'élevage charolais à Cussy-la-Colonne. Autour d'une côte de boeuf de la ferme, nous avons abordé toutes les difficultés de la profession et la dureté du métier avant de visiter les bâtiments où tous les animaux étaient encore présents. Un peu plus tard, c'est avec Madame Barbier, maire de Bligny sur Ouche, que nous avons abordé la situation du bureau de Poste et du tri à Bligny après la visite des locaux.

12 décembre 2008

Elevages ovins : il y a urgence !

Devant la situation dramatique des éleveurs ovins, le groupe a présenté un vœu pour demander solennellement au Ministre de l’Agriculture de mettre en place un plan de soutien à la filière ovine. La France ne produit que 48 % de sa consommation intérieure et importe donc le reste. Le niveau des aides compensatoires destinées aux éleveurs ovins est bien inférieur à celui des autres éleveurs. Le nombre d’élevages a diminué de 46 % en 15 ans et le cheptel de 23 %. Si rien n’est fait dans un délai très court, la France verra disparaître tous ses moutonniers alors que c’est une production particulièrement respectueuse de l’environnement (protection de l’eau, valorisation et entretien d’espace à faible potentiel).

Accéder au texte du voeu déposé.

04 novembre 2008

La Ferme Côte d'Or à contresens

Voici le texte du communiqué de presse présentant notre position au sujet de la Ferme Côte d'Or ouverte pendant 2 jours lors de la Foire internationale et gastronomique de Dijon.

 

Rendez-vous médiatique pour le président du Conseil général aujourd'hui avec la ferme Côte d'Or sur la foire internationale et gastronomique de Dijon. Que serait donc la ruralité sans F Sauvadet ? Nous ne saurions le dire, mais sans paysans, ce serait une catastrophe. Aujourd'hui le premier se sert des seconds pour se faire-valoir.

Nous tenons donc à rappeler que cette présence a un coût : 100 000 euros financés par tous les Côtes d'Oriens au bénéfice d'un seul, le président du Conseil général.

A l'heure où les agriculteurs doivent faire face à de nombreuses difficultés (menace sur le prix du lait, fièvre catarrhale ovine (FCO), tuberculose bovine,...) il aurait été plus équitable et plus solidaire de réduire l'importance de cette opération de communication pour augmenter les aides directes aux éleveurs victimes de la FCO. C'est un choix que nous avons défendu mais que le président du Conseil général a écarté en préférant assumer sa "com" et toute sa "com". C'est la raison de notre absence ce jour. Nous ne cautionnons pas cette pseudo-politique d'aide. Pour mémoire, en octobre dernier déjà, il avait prélevé 100 000 euros destinés à aider la construction de bâtiments d'élevage pour afficher l'existence d'une "nouvelle aide" aux victimes de la FCO. Déshabiller Paul pour habiller Pierre n'a jamais constitué une politique, et aujourd'hui, il y a des aides réelles dont les agriculteurs doivent se passer réellement pour permettre au Président du Conseil général de briller à la foire.

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Lire le communiqué publié par Le Bien Public

Lire le communiqué publié par le Châtillonnais et l'Auxois