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Agriculture - Page 4

  • Tuberculose bovine : vers l'abattage sélectif ?

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    Les statistiques sont ainsi : les conclusions que l'on peut tirer sur une grande quantité, ne sont plus valables lorsque est considéré un échantillon plus faible. Ce constat a des conséquences dramatiques pour les éleveurs de bovins des cantons du Nord Côte d'Or (Venarey, Montbard, Semur, Vitteaux, Baigneux...). Face à la réapparition de la bactérie qui provoque la turberculose bovine, des troupeaux entiers sont abattus en vertu d'un principe statistique exact sur de très grandes quantités, pour tenter d'éradiquer le développement de la tuberculose bovine sur ces secteurs géographiques. L'on comprend mieux pourquoi la méthode est peu appréciée. Car abattre un troupeau est un drame et un échec : un drame économique, là où il a fallu des dizaines années de travail à l'éleveur pour le constituer et le gérer, l'outil de travail est effacé d'un seul coup. Et c'est aussi un échec humain,  car une fois connues les analyses pratiquées sur les bovins abbatus, c'est 1 % qui est réellement atteint seulement. Ajoutons à cela que les gibiers sauvages testés se révèlent eux aussi porteurs de la bactérie et vous pourrez mesurer le sentiment d'injustice qui peut dominer chez les éleveurs quand tombe la décision administrative d'abbattage total : l'incompréhension le partage à la colère et à la tristesse.  Certes, il existe des procédures d'indemnisation pour les éleveurs concernés. Certes, ils sont les premiers convaincus de la nécessité de trouver une solution. Mais précisément, les résultats d'un abattage sélectif portant sur les seuls animaux atteints ne seraient-ils pas plus encourageants ? Car à ce jour, apres que de très nombreux troupeaux aient été abattus intégralement depuis la réapparition de foyers bactériens dans le Nord Côte d'Or, aucune amélioration n'a été constatée alors que ce sont bien des dizaines de troupeaux qui ont été abattues. Force est de constater que les bonnes explications scientifiques n'ont pas encore été trouvées et que quelque chose n'a pas été compris par les spécialistes sur la vie de la bactérie et son mode de contamination. Pendant ce temps, les mêmes éleveurs voient leurs troupeaux abattus pour la seconde fois depuis que la bactérie est réapparue. C’est pourquoi nous soutenons la proposition faite au Préfet par Patrick Molinoz, Président du Pays de l’Auxois, conseiller général du canton de Venarey-les Laumes, de réunir les services vétérinaires et les éleveurs des secteurs géographiques concernés pour reconsidérer la manière de gérer cette crise et envisager sérieusement un retour à l'abattage sélectif qui a montré son efficacité dans les années 1960.

  • Epoisses : AG du syndicat de défense

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    J'ai participé ce jour à l'assemblée générale du Syndicat de Défense de l'Epoisses qui se tenait à Brochon à la fromagerie Gaugry et j'ai pu y constater que la réforme de la Politique Agricole Commune menée par l'Union européenne nourrit de véritables inquiétudes, notamment par rapport à la production laitière dans notre département.

    Ce syndicat de défense réunit en effet les fromagers et les producteurs de lait. Il est depuis 2007 officiellement reconnu comme Organisme de Défense et de Gestion (ODG) par le Comité National des Appellations Laitières, Agro-alimentaires et Forestières de l’INAO. Outre les missions que la loi lui confère, il a pour objet principal « létude et la défense des intérêts collectifs professionnels et moraux aux stades de la production, de la transformation, de la distribution et de la consommation ».

  • En visite à Bligny sur Ouche...

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    J'étais hier dans le Canton de Bligny sur Ouche dans le sud ouest du département, où j'ai été accueilli dans une exploitation spécialisée dans l'élevage charolais à Cussy-la-Colonne. Autour d'une côte de boeuf de la ferme, nous avons abordé toutes les difficultés de la profession et la dureté du métier avant de visiter les bâtiments où tous les animaux étaient encore présents. Un peu plus tard, c'est avec Madame Barbier, maire de Bligny sur Ouche, que nous avons abordé la situation du bureau de Poste et du tri à Bligny après la visite des locaux.

  • Elevages ovins : il y a urgence !

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    Devant la situation dramatique des éleveurs ovins, le groupe a présenté un vœu pour demander solennellement au Ministre de l’Agriculture de mettre en place un plan de soutien à la filière ovine. La France ne produit que 48 % de sa consommation intérieure et importe donc le reste. Le niveau des aides compensatoires destinées aux éleveurs ovins est bien inférieur à celui des autres éleveurs. Le nombre d’élevages a diminué de 46 % en 15 ans et le cheptel de 23 %. Si rien n’est fait dans un délai très court, la France verra disparaître tous ses moutonniers alors que c’est une production particulièrement respectueuse de l’environnement (protection de l’eau, valorisation et entretien d’espace à faible potentiel).

    Accéder au texte du voeu déposé.

  • La Ferme Côte d'Or à contresens

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    Voici le texte du communiqué de presse présentant notre position au sujet de la Ferme Côte d'Or ouverte pendant 2 jours lors de la Foire internationale et gastronomique de Dijon.

     

    Rendez-vous médiatique pour le président du Conseil général aujourd'hui avec la ferme Côte d'Or sur la foire internationale et gastronomique de Dijon. Que serait donc la ruralité sans F Sauvadet ? Nous ne saurions le dire, mais sans paysans, ce serait une catastrophe. Aujourd'hui le premier se sert des seconds pour se faire-valoir.

    Nous tenons donc à rappeler que cette présence a un coût : 100 000 euros financés par tous les Côtes d'Oriens au bénéfice d'un seul, le président du Conseil général.

    A l'heure où les agriculteurs doivent faire face à de nombreuses difficultés (menace sur le prix du lait, fièvre catarrhale ovine (FCO), tuberculose bovine,...) il aurait été plus équitable et plus solidaire de réduire l'importance de cette opération de communication pour augmenter les aides directes aux éleveurs victimes de la FCO. C'est un choix que nous avons défendu mais que le président du Conseil général a écarté en préférant assumer sa "com" et toute sa "com". C'est la raison de notre absence ce jour. Nous ne cautionnons pas cette pseudo-politique d'aide. Pour mémoire, en octobre dernier déjà, il avait prélevé 100 000 euros destinés à aider la construction de bâtiments d'élevage pour afficher l'existence d'une "nouvelle aide" aux victimes de la FCO. Déshabiller Paul pour habiller Pierre n'a jamais constitué une politique, et aujourd'hui, il y a des aides réelles dont les agriculteurs doivent se passer réellement pour permettre au Président du Conseil général de briller à la foire.

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    Lire le communiqué publié par Le Bien Public

    Lire le communiqué publié par le Châtillonnais et l'Auxois